Sixteen characters to represent the LGBT community and call for solidarity

Published: June 3, 2011

Pour sa nouvelle campagne, le SNEG prévention a fait appel au dessinateur Xavier Gicquel, qui a réalisé une fresque de 16 personnages représentant la communauté LGBT. Pour TÊTU, il décrypte cette galerie de portraits.

«Prévention, Santé, Solidarité, Ensemble on fait la différence». C’est le slogan de la dernière campagne lancée par le SNEG prévention, la structure dédiée à la lutte contre le sida et les IST au sein du Syndicat national des entreprises gaies. L’idée? Représenter la communauté dans sa diversité, notamment pour en montrer l’ouverture plutôt que le repli sur elle-même. Et rappeler le besoin de solidarité et d’entraide pour que chacun y trouve sa place, s’accepte, et s’engage.

L’artiste gay Xavier Gicquel (ci-dessous) a été sollicité pour réaliser cette composition, où chaque «tribu» se fait une place. Pour TÊTU, il décrypte le message véhiculé par tous ces personnages.

TÊTU: Quels sont les différents genres de la communauté LGBT que vous avez représentés?
Xavier Gicquel: Le propos initial était de représenter toute la communauté LGBT, pour une campagne de mobilisation contre le sida et que cela tienne sur une carte postale! À l’origine, il ne devait y avoir que sept ou huit personnages et au fur et à mesure, d’autres figures se sont greffées. À un moment il a bien fallu que je me limite. Je n’ai pas pu représenter tout le monde!
 
Je suis bien conscient que les gens désobligeants vont considérer cela comme des sortes de stéréotypes, mais c’était le principe même du dessin. J’aurais aimé représenter toute la communauté LGBT, quels que soient l’origine, le milieu social, la religion ou les fétichismes mais j’ai condensé. Le «bear» est en même temps ouvrier, le «clubbeur» en même temps sneaker, à chacun de se retrouver, même si ce n’est que dans un détail. J’ai aussi été obligé de «grossir le trait» pour qu’au premier coup d’oeil, on puisse cataloguer tout le monde mais mon ambition n’est ni de heurter, ni de ridiculiser qui que ce soit! J’espère que l’on peut sentir la tendresse que j’ai éprouvé à «inventer» chacun de mes personnages.

Au fait, pourquoi n’y a-t-il pas plus de filles dans votre dessin?
Le premier dessin comportait huit personnages avec les 4 personnages féminins: le couple lesbien, la fille transgenre , la fille «bi» androgyne. Il y avait parité absolue. Ensuite il est apparu comme évident de faire aussi figurer un homme plus âgé, trop souvent oublié dans la communauté gay, de retrouver celui que j’appelle «Billy Boy», le skatteur que j’avais dessiné pour les 20 ans du SNEG, et qui est devenue sa «mascotte». Je tenais absolument aussi à représenter un garçon aux cheveux longs, portant un T-shirt avec le drapeau BI.

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