Lapidation à mort d’un homme gay dans des bidonvilles de Nairobi

Published: juillet 7, 2012

Identity Kenya peut désormais rapporter l’incident survenu vers la fin du mois dernier dans le domaine de Kayole, alors que deux homosexuels avaient été attaqués par une foule après avoir été surpris entretenant des relations sexuelles.

Ces deux hommes ont été copieusement battus par la foule dans la nuit du 27 mai 2012, pour la simple raison qu’ils ont été pris en flagrant délit par des passants. L’une des deux victimes a réussie à s’échapper tandis que l’autre est morte plus tard après avoir été lapidée par la foule.

Selon certaines sources, les deux hommes vendaient des aliments dans un kiosque improvisé dans le vaste domaine de Kayole. Le défunt était le cuisinier au kiosque tandis que celui qui a réussi à s’échapper était en charge de l’emballage et de la gestion de la nourriture.

Identity Kenya confirme que le défunt s’appelait Kamau.

On raconte que les deux hommes « avaient pris plaisir à se regarder longuement depuis des mois et le défunt fit le premier pas ». Personne ne savait que l’autre était gay néanmoins, ils s’identifiaient tous deux comme homosexuels.

Il se dit également que les deux avaient convenus de se rencontrer derrière le bâtiment de l’église catholique dans le domaine de Soweto à 20:00 ce jour fatidique. D’après des sources, ils avaient commencé à entretenir des relations sexuelles au lieu du rendez-vous. Ce coin est décrit comme « désert, avec des buissons et un dépotoir ».

Dans l’obscurité, les deux ont été découverts par des passants tandis qu’ils avaient des relations sexuelles. Ensuite, ils ont été battus après un affrontement. Plus tard, une foule s’est rassemblée tout autour et a commencé à lapider les deux hommes au milieu des insultes.

Le survivant aurait reçu des coups dans le dos. Cependant, il aurait réussi à s’échapper alors que la foule s’agrandissait et réclamait leur sang.

Ce survivant serait dans un état critique après la raclée.

D’après une source qui a requis l’anonymat et qui est habituée à de tels cas, « ses bras sont cassés, il tousse du sang et il a une hémorragie interne ».

Le défunt – Kamau – dit-on, a été retenu au sol, battu par la suite, avant d’être lapidé à mort. Son corps a été retrouvé abandonné la décharge la plus proche du lieu où ils avaient été pris. Il a souffert de graves blessures à la tête et au corps.

La police locale a été appelée le lendemain matin pour récupérer le corps qui a été conduit à la morgue de la ville. Un rapport annonce qu’il a été enterré une semaine plus tard.

Intégralité de l’article disponible à l’adresse ci-dessous –

Laisser un commentaire