HIV on the rise in Madagascar

Published: October 12, 2011

Le nombre de personnes infectées par le VIH/SIDA connaît une augmentation. Situation inquiétante pour les uns, logique pour les autres.

Les nouveaux cas de personnes testées positif au VIH/SIDA au bureau municipal d’hygiène (BMH) de la Commune urbaine d’Antananarivo ont connu une hausse importante. « En 2005, un cas positif est enregistré tous les deux à trois mois avec 500 à 600 personnes par mois venues effectuer des tests. Aujourd’hui, quatre personnes sur les 400 venues par mois sont positives au VIH/SIDA », a déclaré Hervé Rabeson, chef de service médical au sein du BMH, hier, après la signature de la cinquième convention entre le centre de santé Sisal et le gouvernement monégasque à hauteur de « 31 000 euros » selon Cyril Juge, consul de Monaco à Madagascar.
Lié à la crise

Cette tendance inquiétante risque d’être suivie dans d’autres centres. « En se référant aux 27 nouveaux cas positifs en 2010 sur les 350 personnes venues par mois au test, la situation devient inquiétante », ajoute Andry Rasoloarimanana, coordonnateur du centre Sisal.

Différents facteurs ont été avancés pour expliquer cette hausse vertigineuse de nouveaux cas positifs du VIH/SIDA. « Une fois que le taux de pauvreté augmente, le nombre de personnes vulnérables comme les prostituées croît également. Toutes les éducations relatives au VIH/SIDA, entre autres l’utilisation de préservatifs, sont rejetées au second plan au profit de l’argent », enchaîne Andry Rasoloarimanana. Ce responsable du Sisal fait ainsi référence à la hausse de 30% des prostituées dans la rue due à la crise socio-économique que traverse la Grande île depuis plus de deux ans. « Nous prenons en charge 165 travailleurs du sexe (TDS) chaque mois. Et 30% d’entre eux sont nouveaux, hommes et femmes », confie Hanintsoa Rakotoarimanga, responsable de prise en charge de TDS au sein du Centre de santé de base d’Isotry central. Pour Andry Rakotomanana, chef d’unité de coordination au sein du comité national de lutte contre le Sida (SE/CNLS), « cette hausse est logique vue que le nombre de personnes estimées positives au VIH/SIDA à Madagascar est de 24 000 ». La stratégie adoptée par le SE/CNLS aurait également influencé ces statistiques.

« Le dépistage et les personnes sensibilisées concernent actuellement les plus vulnérables entre autres les travailleurs du sexe, les hommes ayant des relations sexuelles avec les hommes ou les transporteurs à cause de ressources financières limitées. Cette nouvelle stratégie a pu augmenter ce chiffre », conclut-elle.

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